- Éditeur
- Manuels-Roret
- Auteur(s)
- M. Nosban
- Année de parution
- 1843
- Nombre de pages
- 332
Grâce au prodigieux développement que le mouvement industriel a reçu de nos jours, cet art n’est pourtant pas resté stationnaire ; il a, au contraire, marché à grands pas vers la perfection. Le progrès général du goût, l’observation des règles de l’architecture ont épuré ses formes ; la chimie a fourni quelques applications heureuses à la teinture des bois ; elle a donné les moyens d’imiter ceux qui sont exotiques avec ceux qui naissent dans nos forêts. On a appris à les mieux polir, à faire ressortir leurs veines, à les recouvrir de vernis transparents qui ajoutent à leur éclat et conservent leurs nuances.
Dans beaucoup de cas, la connaissance des lois de la physiologie végétale a enseigné des règles pour rendre l’ouvrage plus solide, les bois plus compactes, leur travail plus facile. Enfin, l’invention des scies mécaniques, en permettant de diviser les bois précieux en feuilles très-minces et très-réguliéres, a rendu le placage plus solide, moins sujet à se tourmenter, et infiniment plus beau.