Compost Production de bokashi

Je fais du compost de bokashi à grande échelle (fermentation lactique anaérobique, le tas n'est jamais retourné et fermente 8 semaines minimum et plus si affinité... ;)).
L'avantage de ce système outre qu'on ne le retourne pas et de conserver la quasi intégralité du tas (7% de perte environ contre 50 à 60% dans un compostage classique). Les taux de nutriments sont légèrement supérieurs à celui d'un compost classique et la matière organique reste disponible pour nourrir le sol.
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Effectivement tu fais du volume !

Sur les photos il me semble qu'il y a 2 lieux de production, un en bac et un au sol non ? Est-ce que tu utilises un moyen quelconque pour isoler ton compost du sol ? Peut-être pour ne pas perdre le jus ?

(7% de perte environ contre 50 à 60% dans un compostage classique).
En masse ou en volume ?
(rien ne se perd tout se transforme)

Sinon comment tu composes ton tas, quelle structure ? Tu fais un mélange homogène ou tu fais des couches ? Et en termes de composition ? Je n'ai jamais fait de bokashi, je suppose que la différence première c'est l'absence d'oxygène par rapport au compost classique, le mien je le couvre aussi mais avec une bâche parapluie qui empêche juste l'excès d'eau en cas de pluie.

Ce qui m'a un peu freiné sur le compost anaérobie c'est le non monté en température du mélange, un tas de compost qui monte jusqu'à 60, 70° permet d'éliminer pas mal d'agents pathogènes et de stériliser les graines d'adventices qui pourraient pousser plus tard lors de l'épandage du compost. Mais je testerais bien sur un petit volume, là je n'ai plus de matières mais d'ici quelques mois je pourrais expérimenter ça. (y)
 
Pour obtenir, 60 à 70° pendant des semaines, c'est le carbone qui par en chaleur et en gaz...
Le mieux est que cela soit homogène, mais en fait avec le bokashi tout fonctionne (on peut mettre n'importe quelle matière organique, certains mettent même de la matière animale).
C'est connu sous différentes appellations : Walter Witte, carbonisation microbienne, compost spice, ...
La méthode que j'utilise personnellement, c'est avec des ferments lactiques et en anaérobie, je n'ai pas de levée d'adventices, ni de problème de pathogènes.

Quelques liens avec des données

Sinon il y a une vidéo qui explique vraiment bien tout ça (avec la traduction automatique et les sous-titres)

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C'est normal que je ne puisse plus éditer mes publications ?
Il y a un lien qui a été enlevé dans mon dernier commentaire, ce qui est regrettable vu qu'à la fin du document il y avait des tableaux de données et d'analyses très intéressantes.
 
Il n'y avait qu'un seul lien et deux fois le même lien vers la vidéo YT

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Tu as dû t'enmêler les pinceaux ;)

Pour ce qui est de l'édition des discussions ou messages c'est limité à 60 minutes, ça nous semble raisonnable, plus long on risque de se retrouver avec des incohérences si le message édité a déjà été cité par ailleurs.

Tu peux publier le lien dont tu parles dans ton prochain message.
 
Effectivement tu fais du volume !

Sur les photos il me semble qu'il y a 2 lieux de production, un en bac et un au sol non ? Est-ce que tu utilises un moyen quelconque pour isoler ton compost du sol ? Peut-être pour ne pas perdre le jus ?
Je suis un gros consommateur de matière carbonée. Cette saison, j'ai mis environ 30 m³ de broyat d'élagage dans mon sol sableux.
Le tas de bokashi sous bâche fait 6 m³ (1 an de maturation) + 2 m³ dans les IBC (3 mois de maturation). Je vais épandre tout ça d'ici peu.
Pour avoir ce volume en matière organique avec un compostage classique, j'aurais dû partir sur plus du double de matière.

Je mets également du frass et de la paille.
Cela peut paraître énorme, mais c'est nécessaire avec le sol que j'ai. Cela me permettra surtout de ne faire qu'un mulch d'entretien les années suivantes. La structure à déjà bien évoluée, c'est autofertile et permet d'avoir une très bonne capacité de rétention d'eau. Il y a en moyenne 300 mm de pluie par an et déjà sur certaines planches, je peux me permettre de n'arroser qu'une fois par semaine.

Au départ, je faisais un ensilage (un genre de maki de matière organique), mais ça chauffait trop les deux premières semaines (un peu plus de 40°C). J'ai eu ce problème avec tous les lots que j'ai faits. Ce n'est pas vraiment un problème, j'obtiens un super produit, mais je préfère respecter le protocole.
Avec l'IBC, je foule au pied la matière, c'est plus facile pour humidifier la matière, avec la vanne, on peut enlever l'excédent d'eau quitte à arroser à nouveau le tas, sinon on peut s'en servir d'inoculant et surtout l'anaérobie est garantie dès le premier jour, je suis en dessous de 40°C avec ce système.

Un exemple de la méthode que j'utilise quand je pars de zéro sur un sol sableux à plus de 90 %.
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Ok je viens de voir que tu étais dans les landes, tu fais du boulot sur le long terme avec une vison "sol vivant", bravo à toi. Il y en a d'autres, dans la même région qui ont une autre vision de l'agriculture... Evidemment là c'est différent, ce sont des agro-commerçants.

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Ton tas de bokashi de 6m3 il est composé de quoi ? Le carbone vient de broyats, mais l'azote ?
Les premières années où je faisais du compost, environ 1m3, j'utilisais (et j'utilise toujours) des coupes d'herbes sauvages parce que j'y ai accès facilement et en quantité mais je composais mal mon tas, je le retournais trop souvent et parfois il s'asséchait de trop, résultat pas de montée en température et un nombre incalculable de graines qui germent après épandage.

Je maitrise mieux le process aujourd'hui et je n'ai plu ce problème.
Je reviens sur la notion de perte de matière, j'ai du mal à le constater de visu, mon tas semble perdre en hauteur mais j'attribue cette diminution au tassement des matières et à leur décomposition en fragments beaucoup plus petits qu'à l'origine.

La transformation du carbone en chaleur et gaz a été documentée ? Chiffrée ? Au vu de ton expérience j'admets bien volontiers que mon tas perd en masse (peu en volume), mais j'aimerais trouver des chiffres pour pouvoir les vérifier sur des petits volumes tests chez moi.

L'odeur d'ammoniac est significative au milieu du processus, beaucoup d'azote doit quitter le tas à ce moment-là j'imagine. (edit)

ps: ton frass tu le trouves où ?
 
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Ton tas de bokashi de 6m3 il est composé de quoi ? Le carbone vient de broyats, mais l'azote ?

La transformation du carbone en chaleur et gaz a été documentée ? Chiffrée ? Au vu de ton expérience j'admets bien volontiers que mon tas perd en masse (peu en volume), mais j'aimerais trouver des chiffres pour pouvoir les vérifier sur des petits volumes tests chez moi.

L'odeur de méthane est significative au milieu du processus, beaucoup de carbone doit quitter le tas à ce moment-là j'imagine.
L'azote vient de l'urine fermentée, drêche, à la louche, je dois avoir un rapport C/N entre 60/40 et 70/30.
Oui, il y a de nombreuses publications sur le sujet de la perte en compostage classique et c'est communément admis. Dans les liens que j'ai mis il y a normalement des tableaux d'analyses qui le mesure et le compare.

Faire un tas de compost thermophile est un procédé assez complexe si l'on veut respecter le protocole et éviter les problèmes de séchage, d'anaérobie, de développement des pathogènes, ...
Voir les travaux du Docteur Elaine Ingham à ce sujet.
Je faisais avant des composts (méthode Berkeley) en 28 jours si on respecte bien les étapes, mais c'est très fastidieux.
Il y a aussi la méthode de compostage statique Johnson & Su (bioréacteur à compost), pas de retournement, mais demande une installation particulière et il faut 1 an de maturation. C'est un très bon produit (grosse activité fongique) mais là aussi on perd 50% du tas
 
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je dois avoir un rapport C/N entre 60/40 et 70/30.
Je ne suis pas certain de comprendre tes chiffres. Le rapport C/N c'est une valeur, un résultat. Idéalement il faudrait que ça se situe autour de 30, 30 fois plus de carbone que d'azote pour une décomposition optimale.

Si tes chiffres sont le rapport massique du carbone et de l'azote tes résultats sont de 1,5 et 2,3 !!
@Nicolas a créé un fichier Excel pour calculer (à la petite louche) le rapport C/N d'un tas de compost selon les matières engagées :

L'odeur d'ammoniac est significative au milieu du processus, beaucoup d'azote doit quitter le tas à ce moment-là j'imagine. (edit)
Pour 1 tonne de matière sèche tu obtiens 400Kg de compost soit une perte de 60% comme l'indiquait @Jean-Michel JZN plus haut...PermaForo - Production de bokashi

Doc en PJ.
@Frigourien : si tu peux mettre cette doc dans la documentation, je pense qu'elle vaut le coup.
 

Fichiers joints

Ok je suppose que tu compenses cette faim d'azote par des apports externes pour tes cultures parce qu'avec pareil amendement tu risques la compétition entre les microorganismes et les plantes pour l'azote. Par contre tu as une meilleure humification et c'est probablement ce que tu cherches pour structurer ton sol sableux.

Ce doit être un sacré boulot de travailler un sol des Landes, mais ça doit être également très satisfaisant de constater le résultat de l'amendement au fil des mois et des ans. Tu le travailles depuis combien d'années ce sol ?
 
Je fais normalement les apports carbonés, broyat, bokashi, paille, feuilles, le tout arrosé de lifofer et JMS à l'automne, ça laisse quelques mois pour décomposer avant plantation. Sur certaines planches je sème même aussitôt des fabacés (fève, pois, ...) et pas de carence visible. Si je veux assurer le coup, je mets un peu de vermicompost dans le sillon et j'ai la botte secrète au cas où, le KNF FAA (acides aminés de poisson).
Je suis passé par différentes phases depuis 6 ans, à l'époque le terrain était en friche (ronces, fougères, chiendent, ...), mais la méthode que j'utilise et que j'affine encore, à présent ça fera 3 ans.
Je suis en train de tester aussi chez un ami sur sol argileux compacté.
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Oui, c'est un sacré chantier passionnant, dans le village, ils m'appellent le druide 😅

Tu n'as pas du lire alors parce que tu me poses certaines questions auxquelles tu as les réponses dedans 😁
Sur les photos, tu peux voir les fèves qui ont été semés dans l'incorporation de broyat, elles n'ont pas souffert de faim d'azote, les haricots à la suite non plus.
En tout 5000m et en gros 500m cultivé.
 
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L'avantage de ce système outre qu'on ne le retourne pas et de conserver la quasi intégralité du tas (7% de perte environ contre 50 à 60% dans un compostage classique).

T'es en avance sur nous @Jean-Michel JZN !
 
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